Service & expertise

Évaluation d'actifs

Valeur vénale, valeur de remplacement, juste valeur : des expertises d'actifs corporels documentées par le terrain, pour l'assurance, le M&A et le reporting.

Toute décision patrimoniale repose sur une question simple : combien vaut cet actif ? La réponse dépend de la notion de valeur retenue — vénale, de remplacement, juste valeur, valeur d'usage — et de la rigueur avec laquelle elle est documentée. Confondre ces notions coûte cher : une usine assurée à la valeur nette comptable, un test de dépréciation appuyé sur un coefficient forfaitaire, une cession calée sur une valeur d'assurance.

Les experts CPCON évaluent les actifs corporels — équipements industriels, installations techniques, matériels, agencements, flottes — en s'appuyant sur les constats physiques de nos équipes d'inventaire. Pour l'évaluation des titres et du fonds de commerce, voir notre service de valorisation d'entreprise.

Quatre notions de valeur à ne pas confondre

Valeur vénale

Le prix qui pourrait être obtenu de la vente d'un actif dans des conditions normales de marché, net des coûts de sortie. C'est la référence du PCG pour les tests de dépréciation (la valeur actuelle étant la plus élevée entre valeur vénale et valeur d'usage) et la notion utilisée par l'administration fiscale pour les mutations. Elle se justifie par comparaison avec des transactions réelles — pas par un coefficient appliqué en chambre.

Valeur de remplacement

Le coût pour remplacer un actif par un bien équivalent, à neuf (valeur de reconstruction) ou vétusté déduite. C'est la notion clé des expertises préalables d'assurance : un parc sous-évalué expose à la règle proportionnelle en cas de sinistre ; surévalué, il génère des primes excessives.

Juste valeur (IFRS 13)

Le prix de sortie sur le marché principal, hiérarchisé en trois niveaux de données. Requise pour les regroupements d'entreprises (IFRS 3 / allocation du prix d'acquisition), les immeubles de placement et certaines réévaluations. Nos rapports documentent le niveau de hiérarchie et les données d'entrée utilisées.

Valeur d'usage

La valeur des avantages économiques futurs attendus de l'utilisation de l'actif (flux actualisés). Combinée à la valeur vénale dans le test de dépréciation du PCG (art. 214-15 et s.) comme de l'IAS 36 — un actif n'est déprécié que si sa valeur actuelle devient inférieure à sa valeur nette comptable.

Quand nos expertises font la différence

  • Expertise préalable d'assurance (valeurs de reconstruction et de remplacement, par site et par bien)
  • Réévaluation libre des immobilisations corporelles et financières (Code de commerce, art. L123-18)
  • Allocation du prix d'acquisition (PPA) après un regroupement d'entreprises
  • Tests de dépréciation PCG / IAS 36 : valeur vénale et valeur d’usage des UGT
  • Apports, scissions, garanties bancaires et financements adossés à des actifs
  • Expertises contradictoires et contentieux (fiscal, assurantiel, entre associés)

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre valeur vénale et valeur nette comptable ?

La valeur nette comptable (VNC) est une donnée comptable : coût d'acquisition diminué des amortissements et dépréciations cumulés. La valeur vénale est une donnée de marché : ce que l'actif vaudrait à la vente aujourd'hui. Les deux divergent presque toujours — c'est précisément cet écart qui justifie tests de dépréciation, réévaluations et expertises indépendantes.

Quand faut-il faire évaluer ses actifs par un expert indépendant ?

Aux moments où la valeur engage des tiers : renouvellement de programme d'assurance, acquisition ou cession, réévaluation libre, test de dépréciation significatif, financement adossé aux actifs, litige. Et au moins une fois après une longue période sans inventaire — les valeurs assurées dérivent vite de la réalité du parc.

L'évaluation nécessite-t-elle une visite sur site ?

Pour les actifs corporels significatifs, oui. C'est la force de CPCON : nos évaluateurs s'appuient sur les équipes d'inventaire pour constater l'existence, l'état et l'utilisation réelle des biens. Une valeur opinée sans constat physique reste une hypothèse.

La réévaluation libre est-elle autorisée en France ?

Oui. L'article L123-18 du Code de commerce permet la réévaluation de l'ensemble des immobilisations corporelles et financières (jamais un bien isolé). L'écart de réévaluation est inscrit en capitaux propres — un levier utile pour renforcer un bilan, à condition que les valeurs retenues soient solidement documentées.

Des valeurs documentées jusqu'au terrain

Expertise d'assurance, PPA, réévaluation libre ou test de dépréciation : précisez votre besoin et recevez une proposition de mission détaillée.

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