Secteurs — Logistique

Inventaire en entrepôt et logistique

Compter juste sans arrêter les flux : comptages par zone, rapprochement WMS, inventaires contractuels 3PL et équipements logistiques fiabilisés.

Dans un entrepôt, le stock est la matière première du métier — et son inventaire, un exercice sous contrainte : des dizaines de milliers d'emplacements, des flux qui ne s'arrêtent jamais, des équipes opérationnelles déjà sous tension. Externaliser le comptage à des équipes spécialisées, c'est obtenir un résultat exhaustif et opposable sans dégrader la production logistique.

Plateforme logistique en activité — inventaire de stocks et d'équipements en entrepôt

CPCON intervient sur les entrepôts, plateformes de messagerie, hubs portuaires et aéroportuaires : comptage par emplacement, rapprochement ligne à ligne avec le WMS, constats contradictoires pour les stocks confiés (3PL) et inventaire des équipements de manutention. Et lorsque la récurrence le justifie, nous installons l'inventaire tournant — éventuellement accéléré par le RFID.

Cette page détaille ce qui distingue un inventaire logistique d'un inventaire classique : la coexistence de deux populations très différentes — le stock marchand et les immobilisations de l'entrepôt —, la nécessité de compter sous flux, la réconciliation avec le système d'information (WMS / ERP) et les exigences propres au modèle 3PL. À chaque étape, l'objectif reste le même : produire une donnée que votre direction financière, votre exploitation et — le cas échéant — votre commissaire aux comptes acceptent sans réserve.

Notre valeur ajoutée tient à un double savoir-faire rarement réuni chez un même prestataire : la maîtrise du comptage de stock — par emplacement, sous flux, rapproché du WMS — et celle de l'inventaire d'immobilisations, avec ses règles comptables propres. Un entrepôt a besoin des deux, et il est inefficace de mobiliser deux intervenants distincts là où un seul passage, correctement cadré, produit les deux livrables. C'est exactement ce que trente ans de missions et une plateforme RFID propriétaire nous permettent d'offrir.

Allées de racks dans un entrepôt — comptage par emplacement et rapprochement WMS

Un entrepôt, deux inventaires à ne pas confondre

La première erreur, en logistique, est de traiter « l'inventaire de l'entrepôt » comme un objet unique. Il y en a deux, avec des finalités, des fréquences et des référentiels distincts. Les confondre conduit à des comptages incomplets et à des écritures comptables mal affectées. La distinction n'est pas académique : elle détermine quel système sert de référence, à quelle fréquence on compte, et quelle écriture comptable découle de chaque écart.

Le stock marchand (compte de stocks)

Ce sont les marchandises, matières et produits stockés pour être vendus ou consommés. Ils tournent vite, se comptent par emplacement et par référence, et se rapprochent du WMS. Leur valorisation alimente le compte de stocks au bilan et la marge au compte de résultat : un écart d'inventaire se traduit directement en perte ou en boni d'inventaire. C'est l'objet de notre audit de stocks et de notre service de rapprochement des stocks.

Les immobilisations de l'entrepôt

Ce sont les actifs que l'entrepôt utilise pour fonctionner : rayonnages et structures de stockage, chariots élévateurs et équipements de manutention (MHE), convoyeurs et trieurs, quais et niveleurs, systèmes WCS, mobilier et matériel informatique. Ils s'amortissent sur plusieurs années, se rapprochent du fichier des immobilisations et non du WMS, et leur fiabilisation relève de notre inventaire physique des immobilisations. Sur un site logistique, ces équipements représentent souvent plusieurs centaines de milliers d'euros d'actifs : les laisser hors du contrôle, c'est amortir et assurer des biens parfois déjà cédés, mis au rebut ou transférés ailleurs.

CritèreStock marchandImmobilisations de l'entrepôt
RéférentielWMS / ERP (stock)Fichier des immobilisations
Impact comptableCompte de stocks, margeActif immobilisé, amortissements
Fréquence typeTournant permanent + clôtureAnnuelle / sur événement
Unité de comptageEmplacement × référence × quantitéBien identifié (n° de série, étiquette)
Marquage adaptéCode-barres emplacement, parfois RFIDÉtiquette RFID durable
Écart typiqueLocalisation, quantité, casseActif fantôme, transfert non tracé

Un même passage de nos équipes peut produire les deux livrables : l'état des stocks rapproché du WMS et l'état des immobilisations rapproché du fichier comptable. C'est l'un des intérêts d'externaliser à un cabinet qui maîtrise les deux métiers.

Concrètement, sur un site de distribution typique, le stock marchand peut représenter des dizaines de milliers de lignes à recompter régulièrement, tandis que les immobilisations se comptent en centaines de biens à fiabiliser une fois par an. Les deux exercices n'ont ni le même rythme, ni le même référentiel, ni le même impact comptable : les mener ensemble, avec une méthode adaptée à chacun, évite la double mobilisation et garantit que rien ne tombe entre les deux. C'est précisément ce que permet un cabinet qui pratique l'inventaire de stock comme celui des immobilisations.

Les enjeux propres à la logistique

Compter sans arrêter les flux

Un entrepôt ne s'arrête pas pour être compté : réceptions, préparations et expéditions continuent. Le comptage se séquence par zones gelées temporairement, en creux d'activité ou de nuit, avec une gestion rigoureuse des mouvements en cours (marchandises en transit, quais, litiges).

Le WMS dit une chose, le rack une autre

Emplacements erronés, doubles emplacements, picking non confirmé, casse non déclarée : l'écart entre le stock WMS et le stock physique se construit chaque jour. Le comptage par emplacement, rapproché ligne à ligne du système, est le seul moyen d'objectiver et de corriger ces dérives.

Le cas particulier du 3PL

Prestataire logistique, vous comptez le stock d'autrui : vos clients (et leurs commissaires aux comptes) exigent des inventaires contractuels documentés. Un tiers de comptage indépendant sécurise la relation — les écarts sont constatés contradictoirement, pas négociés. Sur une plateforme multi-clients, chaque périmètre confié est compté et rapproché séparément, sans confusion possible.

Des immobilisations qui travaillent dur

Racks, chariots, convoyeurs, trieurs, transpalettes : les équipements logistiques sont des immobilisations à part entière, soumises à une usure rapide et à des transferts fréquents entre sites. Leur inventaire fiabilise le fichier comptable, les plans de maintenance et les valeurs assurées — et l'étiquette RFID permet de tracer leurs déplacements entre deux campagnes.

La saisonnalité écrase les fenêtres

Pic de fin d'année, soldes, lancements : les périodes où l'inventaire serait le plus utile sont aussi celles où l'entrepôt sature. Le dispositif doit se caler sur votre calendrier d'exploitation — créneaux de nuit, week-ends, semaines creuses — sans jamais bloquer une expédition due. L'inventaire tournant permet précisément de lisser cette charge sur l'année pour éviter le pic de clôture.

Le multi-sites et le réseau de plateformes

Un réseau logistique aligne rarement ses pratiques : nomenclatures locales, WMS hétérogènes, niveaux de maturité variables. Une campagne coordonnée applique le même protocole partout et consolide les résultats dans un référentiel unique, comparable d'un site à l'autre. Pour un groupe international, c'est l'assurance d'une même qualité de données sur l'ensemble de ses plateformes.

Compter sous flux : le cœur du métier logistique

La difficulté centrale d'un inventaire d'entrepôt n'est pas le volume, c'est le mouvement. Pendant que vous comptez une allée, des palettes arrivent au quai, d'autres partent en expédition, des préparateurs prélèvent ailleurs. Sans protocole, ces mouvements créent des doubles comptages ou des oublis. Notre approche neutralise ce risque par le gel de zones et par un traitement explicite des flux entrant et sortant.

Le gel de zones (zone freezing)

L'entrepôt est découpé en zones de comptage. Une zone est « gelée » le temps de son inventaire : aucun prélèvement ni rangement ne s'y fait pendant le comptage. Dès la zone terminée, elle est rendue à l'exploitation et l'équipe passe à la suivante. Le site ne s'arrête jamais en entier ; seules de petites portions sont indisponibles, quelques minutes à la fois, idéalement en creux d'activité ou de nuit.

Le flux entrant (réceptions)

Les marchandises reçues mais non encore rangées vivent dans un statut intermédiaire : elles sont physiquement là, mais pas toujours dans le WMS, ou dans un emplacement de réception provisoire. Nous les comptons à part, en les rattachant à leur bon de réception, pour éviter qu'elles n'apparaissent comme un excédent inexpliqué dans une zone de stockage.

Le flux sortant (préparations et expéditions)

Symétriquement, le stock prélevé mais non encore expédié — en cours de préparation, en attente sur un quai, en colis non chargé — doit être compté sans être confondu avec le stock disponible. Le rapprochement tient compte du statut WMS de chaque ligne (réservé, prélevé, expédié) pour ne pas signaler comme manquant un article déjà sorti du stock vendable.

Le principe directeur : un article ne doit être compté qu'une fois, dans un seul statut. Le protocole de gel de zones et la qualification des statuts WMS garantissent cette unicité, même sur un site qui expédie plusieurs milliers de lignes par jour pendant le comptage.

Ce séquencement par zones a un autre avantage : il rend le comptage auditable. Chaque zone gelée, comptée et rouverte laisse une trace horodatée ; on sait précisément quand et par qui chaque emplacement a été inventorié. En cas de question — du chargeur, du prestataire ou du commissaire aux comptes —, le déroulé de la prise d'inventaire est documenté de bout en bout, et non reconstitué après coup.

Rapprocher le physique du WMS, ligne à ligne

Compter ne suffit pas : la valeur d'un inventaire réside dans le rapprochemententre ce qui est compté et ce que le système annonce. Un comptage qui se contente d'un total global masque l'essentiel : ce sont les écarts par emplacement et par référence qui révèlent les causes — et permettent de corriger durablement.

Nous distinguons systématiquement deux familles d'écarts, parce qu'elles n'appellent pas le même traitement comptable :

  • Les écarts de localisation : le stock existe, mais pas où le WMS le croit (mauvaise adresse, double emplacement, picking non confirmé). Ils ne doivent pas donner lieu à une régularisation de valeur : c'est l'adressage qu'il faut corriger, pas le stock.
  • Les écarts réels : manquants et excédents avérés (casse non déclarée, vol, erreur de réception, démarque). Eux justifient une écriture d'inventaire et une analyse de cause. Confondre les deux familles, c'est passer de fausses pertes et masquer les vraies.
Type d'écartCause fréquenteTraitement recommandé
LocalisationMauvaise adresse, double emplacementCorrection d'adressage WMS
Picking non confirméPrélèvement non validé en systèmeRégularisation du flux, pas de la valeur
Manquant réelCasse, vol, erreur de réceptionÉcriture de perte + analyse de cause
Excédent réelRéception sur-livrée, retour non saisiÉcriture de boni + correction du process
Référence inconnueArticle hors catalogue, mélangeCréation / réaffectation, enquête

Notre plateforme de collecte enregistre chaque comptage horodaté et géolocalisé par zone, puis génère un rapport d'écarts trié par emplacement, par référence et par cause. Ce niveau de détail transforme l'inventaire en outil de pilotage : il ne dit pas seulement « combien », il dit « où » et « pourquoi », ce qui permet d'agir sur les processus (adressage, contrôle réception, confirmation de picking) et de réduire les écarts de la campagne suivante.

Le coût caché des écarts de stock

Un écart de stock ne se résume pas à une ligne de régularisation comptable : il a un coût opérationnel qui se diffuse dans toute la chaîne. Un stock que le WMS croit disponible mais qui est manquant génère des ruptures de préparation, des commandes incomplètes et des litiges clients. À l'inverse, un stock présent que le système ignore immobilise du capital et de la surface sans jamais être vendu. Entre les deux, les écarts de localisation font perdre du temps aux préparateurs qui cherchent un article au mauvais endroit.

Fiabiliser le stock, c'est donc agir bien au-delà du bilan : c'est améliorer le taux de service, réduire les coûts de préparation et sécuriser la promesse client. C'est pourquoi nous ne livrons jamais un simple total, mais une cartographie des écarts exploitable par l'exploitation comme par la comptabilité.

3PL : compter le stock d'autrui, en toute neutralité

Le modèle 3PL (logistique pour compte de tiers) crée une exigence particulière : le prestataire détient un stock qui ne lui appartient pas, et il en répond contractuellement devant son client — le chargeur — et devant le commissaire aux comptes de ce dernier. Dans ce contexte, un inventaire réalisé par les seules équipes du prestataire manque de neutralité : il est juge et partie. Un tiers de comptage indépendant lève cette ambiguïté.

Mandaté par le prestataire

Vous êtes 3PL : nous réalisons vos inventaires contractuels aux échéances prévues, avec un protocole documenté et un rapport opposable. Vos clients reçoivent une preuve indépendante que leur stock confié est intègre ; vos contrats logistiques sont sécurisés et vos audits clients simplifiés.

Mandaté par le chargeur

Vous êtes propriétaire d'un stock confié à un prestataire : nous procédons à une vérification indépendante chez votre 3PL. Vos comptes de stocks reposent alors sur un constat neutre, et non sur les seules déclarations du dépositaire.

Le constat contradictoire : notre livrable standard en contexte 3PL. Les écarts sont constatés en présence des deux parties, qualifiés à l'emplacement et signés. Ils ne sont pas négociés a posteriori : ils sont établis sur le terrain, ce qui évite les contentieux ultérieurs entre chargeur et prestataire.

Le modèle 3PL ajoute une exigence calendaire : les inventaires contractuels ont souvent une périodicité fixée au contrat (mensuelle, trimestrielle, annuelle) et doivent s'insérer dans l'agenda de clôture du chargeur. Notre indépendance est ici un atout opérationnel autant que comptable : en tant que tiers, nous n'avons aucun intérêt dans le résultat, ce qui rend le constat acceptable par toutes les parties — y compris le commissaire aux comptes du chargeur, qui s'appuie sur la qualité de la prise d'inventaire au sens de la NEP-501.

Sur une plateforme multi-clients, nous cloisonnons strictement les périmètres : chaque stock confié est compté et rapproché séparément, avec son propre constat. Aucune confusion possible entre les marchandises de deux donneurs d'ordre partageant le même bâtiment.

Racking, MHE et RFID : fiabiliser les équipements de l'entrepôt

Les immobilisations logistiques ont une caractéristique qui les rend difficiles à suivre : elles bougent. Un chariot passe d'un site à l'autre, une travée de rayonnage est démontée et remontée ailleurs, un transpalette est mis au rebut sans que la comptabilité en soit informée. Résultat : le fichier des immobilisations se désynchronise du réel, et l'on continue d'amortir et d'assurer des actifs fantômes.

Ce que nous inventorions

  • Structures de stockage : rayonnages palettes, cantilever, mezzanines, racks dynamiques.
  • Engins de manutention (MHE) : chariots élévateurs, gerbeurs, transpalettes, préparateurs de commandes.
  • Systèmes automatisés : convoyeurs, trieurs, transstockeurs, postes de pesée et de contrôle.
  • Équipements de quai : niveleurs, portes sectionnelles, sas, équipements de froid le cas échéant.
  • Mobilier et IT du site : postes de travail, terminaux radio, bornes, matériel bureautique.

Pourquoi le RFID change la donne

Sur ces équipements, l'étiquetage RFID apporte un gain décisif. Une étiquette RFID UHF se lit par radio, sans visée directe et par dizaines à la seconde : un inventaire qui mobilisait des journées au code-barres se réalise en quelques heures. Surtout, chaque transfert entre sites peut être tracé, ce qui maintient le fichier des immobilisations à jour entre deux campagnes. Pour un réseau de plateformes où les chariots et les racks circulent, c'est le moyen le plus fiable de savoir où se trouve réellement chaque actif.

Côté stock marchand, le RFID se justifie pour les références à forte valeur ou à rotation maîtrisée ; pour les articles à faible valeur unitaire et très haute rotation, le code-barres reste souvent plus économique. Nous calibrons la technologie référence par référence, sans dogme : l'objectif est la fiabilité au meilleur coût total, pas le RFID pour le RFID.

Fiabiliser les immobilisations logistiques produit des bénéfices au-delà de la comptabilité. Un fichier d'équipements à jour alimente directement les plans de maintenance (on n'entretient bien que ce que l'on a recensé) et les valeurs assurées (on n'assure ni trop, ni trop peu). Lors d'une réorganisation de réseau — ouverture, fermeture ou transfert de site —, savoir précisément quels racks et quels engins se trouvent où évite les doubles achats et les pertes. C'est un retour sur investissement concret, distinct du seul enjeu de clôture comptable. Pour le détail de la méthode appliquée aux équipements, voyez notre inventaire physique des immobilisations et la gestion des immobilisations dans la durée.

Passer à l'inventaire tournant en entrepôt

L'inventaire annuel « tout en une fois » reste utile pour fiabiliser une base de départ, mais il concentre toute la charge sur quelques jours et fige le site. L'inventaire tournant (ou comptage cyclique) répartit le comptage sur l'année : chaque zone, chaque famille de références est recomptée selon une fréquence calée sur sa valeur et sa volatilité.

L'analyse ABC comme moteur de fréquence

Toutes les références ne méritent pas la même attention. Une logique ABC permet de compter plus souvent ce qui pèse le plus : les références de classe A (forte valeur ou forte rotation) sont vérifiées fréquemment, les classes B et C plus espacément. Le résultat : une couverture statistique forte sur ce qui compte vraiment, sans recompter inutilement l'ensemble du parc.

ClasseProfilFréquence de comptage indicative
AForte valeur / forte rotationMensuelle à trimestrielle
BValeur / rotation intermédiairesSemestrielle
CFaible valeur / faible rotationAnnuelle

Bénéfice direct : les écarts sont détectés et corrigés au fil de l'eau, la clôture annuelle devient une formalité, et l'obligation d'inventaire de l'article L123-12 du Code de commerce est satisfaite sans pic de charge ni arrêt d'exploitation. Accéléré par le RFID, le comptage cyclique devient quasi indolore pour l'exploitation.

Mesurer l'exactitude du stock

Un programme de comptage tournant ne se contente pas de corriger : il mesure. L'indicateur clé est le taux d'exactitude des stocks (souvent appelé IRA, Inventory Record Accuracy) : la part des emplacements pour lesquels le physique et le système concordent. Suivi dans le temps, il devient un véritable outil de pilotage de la qualité logistique.

IndicateurCe qu'il mesureUsage
Exactitude par emplacement% d'emplacements conformes au WMSPilotage qualité, ciblage des zones à risque
Taux d'écart en valeurMontant des écarts réels / valeur du stockImpact comptable, provisions
Part écarts de localisationÉcarts d'adresse vs écarts réelsAction sur l'adressage plutôt que sur la valeur

En suivant ces indicateurs campagne après campagne, vous transformez l'inventaire d'une contrainte de clôture en levier d'amélioration continue : là où l'exactitude se dégrade, on agit sur la cause (adressage, contrôle réception, confirmation de picking) avant que l'écart ne se traduise en perte. Voyez aussi notre audit de stocks pour une mesure indépendante et ponctuelle.

Tous les profils de plateformes

« Entrepôt » recouvre des réalités très différentes. Le profil d'activité détermine la structure des écarts, les fenêtres de comptage disponibles et la technologie pertinente. Nous adaptons le protocole à chacun.

Entrepôts de distribution

Stockage palettes et picking détail, forte profondeur de gamme : comptage par emplacement et rapprochement WMS au cœur de la mission.

Plateformes de messagerie

Flux tendus, marchandises de passage : l'enjeu se déplace vers les statuts (en transit, sur quai) et les équipements de tri.

Entrepôts e-commerce

Très grand nombre de références à l'unité, rotation intense : l'inventaire tournant par classe ABC est particulièrement adapté.

Logistique sous température dirigée

Froid positif ou négatif : contraintes de temps de présence en zone et matériel adapté, comptage séquencé pour limiter l'exposition.

Hubs portuaires et aéroportuaires

Marchandises en attente de dédouanement, zones sous douane : traçabilité renforcée et coordination avec les statuts réglementaires.

Plateformes 3PL multi-clients

Plusieurs stocks confiés sur un même site : comptage et constat contradictoire client par client, sans confusion des périmètres.

Bien préparer un comptage en entrepôt

La qualité d'un inventaire logistique se joue largement avant le premier comptage. Plus le cadrage est précis, plus l'intervention est rapide et le résultat fiable. Voici les éléments que nous établissons ensemble en amont.

  • La cartographie des zones : plan d'adressage, allées, niveaux, zones de réception, d'expédition et de litige, afin de séquencer le gel de zones.
  • L'extraction WMS : un état de stock par emplacement à l'instant du comptage, pour un rapprochement ligne à ligne sans décalage temporel.
  • Le traitement des statuts : règles convenues pour les réceptions non rangées, les préparations en cours et les marchandises bloquées.
  • Les créneaux : nuits, week-ends, semaines creuses — un calendrier qui minimise l'impact sur l'exploitation.
  • Le périmètre immobilisations : décision d'inclure ou non le comptage des équipements (racks, MHE) dans le même passage.
  • Le format de restitution : structure du rapport d'écarts et format d'export attendu pour la réintégration dans le WMS ou l'ERP.

Pour les stocks confiés, nous ajoutons à cette préparation les modalités du constat contradictoire : présence des parties, règles de signature, traitement des litiges. Tout est posé avant l'intervention pour que le résultat ne soit jamais discutable après coup.

Ce que la mission vous apporte

  • Des comptages exhaustifs ou tournants réalisés sans interruption des flux d'exploitation
  • Un rapprochement ligne à ligne avec votre WMS ou ERP : écarts localisés par emplacement et par référence
  • Pour les 3PL : des inventaires contractuels opposables, contradictoires et documentés
  • La fiabilisation des immobilisations logistiques : racks, chariots, convoyeurs, équipements de quai
  • Conformité avec l'obligation d'inventaire annuel de l'article L123-12 du Code de commerce
  • Une montée en cadence possible vers l'inventaire tournant, accéléré par le RFID
  • Des équipes dédiées : aucune mobilisation de vos préparateurs ni de vos caristes pendant le comptage
  • Une seule lecture, deux livrables : l'état des stocks marchands et l'état des équipements immobilisés

Pour aller plus loin : notre page rapprochement des stocks comptable-physique, l'audit de stocks indépendant, l'inventaire physique des immobilisations pour vos équipements, l'étiquetage RFID pour accélérer vos campagnes récurrentes, et le comptage cyclique pour lisser la charge sur l'année. Voyez aussi nos autres dispositifs sectoriels : industrie et grande distribution.

Questions fréquentes

Faut-il fermer l'entrepôt pendant l'inventaire ?

Non. Le protocole gèle les zones une à une, le temps de leur comptage, et traite spécifiquement les flux en cours : réceptions non rangées, préparations en attente, quais d'expédition. L'activité globale du site continue pendant toute la campagne.

Comment gérez-vous les écarts avec le WMS ?

Chaque écart est qualifié à l'emplacement : erreur d'adresse, écart de quantité, référence inconnue, casse. Le rapport distingue les écarts de localisation (le stock existe ailleurs) des écarts réels (manquants/excédents), ce qui évite de fausses régularisations comptables.

Réalisez-vous des inventaires pour le compte de chargeurs chez leur 3PL ?

Oui, dans les deux sens : mandatés par le prestataire pour ses inventaires contractuels, ou par le chargeur qui veut une vérification indépendante de son stock confié. Le constat contradictoire signé par les deux parties est notre livrable standard dans ce contexte.

Quel est l'intérêt de l'inventaire tournant en entrepôt ?

Compter chaque zone plusieurs fois par an, par rotation, plutôt que tout compter une fois : les écarts sont détectés et corrigés au fil de l'eau, la clôture annuelle devient une formalité et l'obligation d'inventaire est satisfaite sans pic de charge. Voyez notre page dédiée à l'inventaire tournant.

Le RFID est-il adapté à un entrepôt logistique ?

Oui, à deux niveaux. Sur les immobilisations (racks, chariots, équipements de quai), l'étiquette RFID rend chaque campagne quasi instantanée et trace les transferts entre sites. Sur certains stocks à forte valeur ou à rotation maîtrisée, la lecture RFID accélère le comptage par emplacement. Pour les références à faible valeur unitaire et très haute rotation, le code-barres reste souvent plus économique : nous calibrons la technologie au cas par cas.

Comptez-vous aussi le stock sur les quais, en transit et dans les zones de litige ?

Oui, et c'est précisément là que se cache une grande partie des écarts. Le protocole traite explicitement les statuts particuliers : réceptions non encore rangées, préparations en cours, palettes en attente de contrôle qualité, retours clients, marchandises bloquées. Chaque statut est compté et rapproché séparément pour ne pas polluer le résultat des emplacements stables.

Combien de temps dure un inventaire en entrepôt ?

Cela dépend de la surface, du nombre d'emplacements actifs et des créneaux disponibles. À titre indicatif, une plateforme de 10 000 à 30 000 emplacements se traite en quelques jours en mobilisant plusieurs équipes en parallèle, par zones gelées. Le passage en inventaire tournant lisse ensuite cette charge sur l'année.

Vos comptages sont-ils opposables au commissaire aux comptes du chargeur ?

Oui. Nos livrables sont conçus pour l'audit : protocole écrit et validé en amont, traçabilité horodatée de chaque comptage par zone, qualification documentée des écarts, constat contradictoire signé pour les stocks confiés. C'est l'évidence de terrain sur laquelle s'appuie la certification des comptes de votre client — voyez la norme NEP-501 côté commissaire aux comptes.

Un comptage à organiser sans casser la cadence ?

Surface, nombre d'emplacements, WMS utilisé, créneaux disponibles : partagez vos paramètres et recevez un protocole de comptage par zones, chiffré.

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