Inventaire des actifs informatiques
Recensement physique du parc IT, audit des écarts et réconciliation avec vos outils de découverte et votre CMDB — la preuve d'inventaire que vos auditeurs attendent.
L'inventaire des actifs informatiques consiste à recenser, sur le terrain, l'ensemble du matériel IT de l'organisation — postes de travail, serveurs, équipements réseau, écrans et périphériques, terminaux mobiles — puis à confronter cet existant aux référentiels censés le décrire : outils de découverte, CMDB, fichier des immobilisations. C'est le socle de la gestion de parc (ITAM), de la cybersécurité et de la conformité.
Car la réalité est têtue : un parc informatique bouge en permanence — renouvellements, mobilité, télétravail, casse, sorties jamais tracées — et les référentiels décrochent. Sur les parcs non réconciliés, 15 à 30 % des lignes ne correspondent plus à la réalité du terrain : des actifs fantômes que l'on continue d'amortir et de maintenir, et du matériel bien réel mais inconnu des outils. Or un actif inconnu n'est ni patché, ni chiffré, ni supervisé : c'est un angle mort de sécurité autant qu'une anomalie comptable.
L'enjeu n'est plus seulement opérationnel. Audit de certification ISO 27001 (contrôle A.5.9), registre RGPD (article 30), directive NIS2 : vos auditeurs exigent désormais un inventaire d'actifs exhaustif, à jour et démontrable. CPCON ne délivre pas de certification : forts de plus de 30 ans d'expérience et de plus de 4 500 projets d'inventaire, nous produisons la preuve d'inventaire que vos auditeurs exigent — un référentiel constaté sur le terrain, opposable en audit.
Cette page s'adresse aux directions des systèmes d'information, aux RSSI et aux directions financières qui doivent réconcilier trois représentations divergentes de leur parc — le physique, le logique et la CMDB — et en faire une preuve unique. Elle détaille ce qu'est réellement un actif informatique (matériel, logiciel, cloud), pourquoi la découverte automatique ne suffit pas, comment se traitent le shadow IT, le BYOD, le cycle de vie et la fin de vie (DEEE, effacement), et ce que la réconciliation apporte à votre conformité comme à votre comptabilité.
Trois représentations du parc — une seule réalité
Physique, logique, référentiels : trois images du même parc qui divergent silencieusement. Notre audit les croise — le terrain fait foi, chaque écart est qualifié, et vos référentiels repartent justes.
L'inventaire physique
Le constat du réel : chaque équipement est vu, identifié (numéro de série, modèle), localisé, affecté et étiqueté. C'est la seule source qui voit aussi ce qui est débranché — matériels en stock, écrans et périphériques, postes en attente de réaffectation, équipements partis en télétravail.
L'inventaire logique
Ce que voient vos outils : scans réseau, agents, MDM, EDR, annuaire. Indispensable au quotidien, mais structurellement incomplet : un équipement hors réseau, jamais enrôlé ou hors domaine est invisible. La découverte automatique décrit ce qui est connecté — pas ce qui existe.
La CMDB et les référentiels
CMDB, outil ITAM, fichier des immobilisations : les référentiels consolident, mais ne constatent rien. Sans réconciliation périodique avec le terrain, ils accumulent doublons, statuts périmés et actifs disparus. Une CMDB n'est fiable que si elle est régulièrement confrontée au physique.
La règle qui structure toute notre démarche tient en une phrase : la découverte voit le logique ; CPCON prouve le physique et rapproche les trois. Un agent installé, un scan réseau ou une console MDM répondent à la question « qu'est-ce qui est connecté et enrôlé en ce moment ? ». C'est précieux, mais ce n'est pas la même question que « qu'est-ce que je possède ? ». Entre les deux se loge tout ce qui fait dériver un parc : le matériel en stock jamais branché, le portable d'un collaborateur parti, le serveur décommissionné mais toujours en baie, l'écran rangé dans un placard, le point d'accès installé « provisoirement » il y a trois ans.
Notre métier consiste précisément à constater ce que les outils ne peuvent pas voir, puis à confronter ce constat à vos sources logiques et à vos référentiels. Le résultat n'est pas « un inventaire de plus » : c'est le point de vérité qui arbitre les contradictions entre vos systèmes — celui à partir duquel votre CMDB, votre outil ITAM et votre fichier des immobilisations repartent justes.
Quels actifs inventorier : matériel, logiciel, cloud
« Actif informatique » ne se limite pas aux machines. Un inventaire utile couvre trois familles, chacune avec sa source de vérité : le terrain pour le matériel, vos référentiels pour le logiciel, vos consoles et contrats pour le cloud.
Actifs matériels
Postes de travail fixes et portables, serveurs physiques, équipements réseau (switches, routeurs, pare-feux, points d'accès), baies de stockage, écrans, imprimantes et périphériques, terminaux de mobilité, téléphonie, matériel audiovisuel et salles de réunion. C'est le cœur du constat terrain : tout ce qui se touche, se localise et s'étiquette.
Actifs logiciels et licences
Systèmes d'exploitation, suites bureautiques, applications métier, bases de données, outils d'infrastructure. Rattachés au matériel inventorié, ils alimentent la gestion des licences (SAM) : droits acquis confrontés aux installations constatées, pour éclairer le risque de sous-conformité comme le gaspillage de licences inutilisées.
Actifs cloud et services
Machines virtuelles, conteneurs, abonnements SaaS, comptes IaaS/PaaS, certificats et noms de domaine. Le scan terrain ne les voit pas : ils s'inventorient à partir de vos consoles, contrats et factures, puis se rattachent aux responsables et aux traitements RGPD qu'ils portent.
Découverte automatique ou inventaire physique ?
La question n'est pas « l'un ou l'autre », mais « chacun pour ce qu'il sait faire ». La découverte excelle sur le logique et le dynamique : versions de système, correctifs appliqués, logiciels installés, adresse IP, dernière connexion. L'inventaire physique excelle sur l'existant et le statique : présence réelle, localisation exacte, état, affectation, numéro de série gravé. Les croiser élimine les angles morts de chacun. Le tableau ci-dessous résume la répartition que nous appliquons.
| Critère | Découverte (logique) | Inventaire physique (CPCON) |
|---|---|---|
| Matériel branché et enrôlé | Oui, en continu | Oui, à la date du passage |
| Stock, matériel débranché, hors domaine | Non — invisible | Oui |
| Écrans, périphériques, sans IP | Non | Oui |
| Localisation physique exacte | Approximative (sous-réseau) | Précise (salle, baie, poste) |
| Sorties soldées (rebut, vol) | Non — reste « vu il y a N jours » | Oui — constat d'absence |
| Logiciels installés, correctifs | Oui, détaillé | Via rapprochement des sources |
| Identifiant durable opposable | Non (IP/MAC changeants) | Oui — étiquette code-barres ou RFID |
Shadow IT, BYOD et angles morts : ce que seul le terrain révèle
Le shadow IT désigne tout équipement ou service utilisé sans passer par la DSI : un disque dur externe acheté en urgence, un NAS installé par un service métier, un point d'accès Wi-Fi personnel, un serveur « historique » que plus personne ne documente. Par construction, ces actifs sont absents de la CMDB et souvent hors de portée des outils de découverte — un NAS hors domaine ne s'enrôle pas, un disque externe n'a pas d'IP. Ils n'en traitent pas moins des données réelles, parfois personnelles, et constituent un angle mort de sécurité majeur. Le passage physique est l'outil qui les fait sortir de l'ombre : on les voit, on les note, on les rapproche ensuite des sources logiques pour qualifier l'écart.
Le BYOD (terminaux personnels des collaborateurs) relève d'une autre logique. Un smartphone ou un ordinateur personnel n'est pas un actif de l'entreprise et n'a pas vocation à figurer à son inventaire patrimonial. En revanche, il accède aux données par des points d'entrée — passerelles de messagerie, VPN, portails applicatifs, bornes Wi-Fi — qui, eux, sont des actifs de l'entreprise et doivent être inventoriés, supervisés et rattachés à un propriétaire. L'inventaire des actifs documente donc l'infrastructure d'accès, ce qui alimente directement l'analyse de risque et le registre RGPD : par où les données entrent et sortent, et qui en répond.
Le coût d'un parc non maîtrisé
- Sécurité : un actif inconnu n'est ni patché, ni chiffré, ni supervisé — et il agrandit la surface d'attaque sans que personne ne le sache.
- Conformité : un support qui héberge des données personnelles hors du registre des traitements expose à une violation et à une sanction CNIL.
- Budget : maintenance et licences payées sur du matériel disparu, rachats de ce que l'on possède déjà, dépenses non rationalisées.
- Comptabilité : amortissements faussés et mises au rebut jamais comptabilisées, donc un bilan qui ne reflète plus le patrimoine réel.
Le cycle de vie de l'actif : d'où vient la dérive
Un référentiel ne dérive pas par hasard : il dérive à chaque étape du cycle de vie où un mouvement n'est pas tracé. Comprendre ces étapes, c'est comprendre où poser des procédures pour que l'inventaire reste vrai entre deux passages. Voici le parcours type d'un actif informatique et les points de rupture les plus fréquents.
| Étape | Ce qui se passe | Risque de rupture |
|---|---|---|
| Acquisition | Achat, réception, immobilisation | Facture immobilisée en bloc, sans détail par bien ni numéro de série |
| Mise en service | Préparation, enrôlement, affectation | Équipement déployé sans étiquette ni saisie en CMDB |
| Exploitation | Usage, maintenance, supervision | Déménagements et réaffectations plus rapides que les mises à jour |
| Mobilité / télétravail | Sortie du site, retour, prêt | Matériel hors les murs jamais reconnecté, donc « disparu » des scans |
| Sortie | Rebut, cession, recyclage | Sortie comptable non passée, données non effacées, DEEE non tracé |
Notre intervention agit sur les deux temps de ce cycle. Le passage initial remet le référentiel à zéro de vérité : tout est vu, étiqueté, daté. Les procédures que nous livrons — entrées, mouvements, restitutions, sorties — maintiennent cette vérité entre deux campagnes, et l'étiquetage RFID permet de revérifier une salle entière en la traversant, ce qui rend les inventaires tournants assez légers pour être réellement tenus.
La conformité que vos auditeurs vérifient
ISO 27001 — contrôle A.5.9. La version 2022 de la norme exige un « inventaire des informations et autres actifs associés » exact, tenu à jour, avec un propriétaire désigné pour chaque actif. L'auditeur de certification ne se contente pas d'un fichier : il échantillonne, de l'inventaire vers le terrain et du terrain vers l'inventaire. Notre guide ISO 27001 et le contrôle A.5.9 détaille ce qu'il attend.
RGPD — article 30, registre des traitements et cartographie CNIL. Le registre des activités de traitement suppose de savoir où les données circulent et sur quels supports elles reposent ; la CNIL recommande de cartographier ses traitements — donc les matériels et systèmes qui les portent. L'inventaire des actifs est le pendant matériel du registre : il relie chaque traitement aux serveurs, postes, supports amovibles et services cloud qui l'exécutent. Impossible de garantir la sécurité (article 32) ou l'effacement sur un poste, un serveur ou un disque dont on ignore l'existence : une sortie de matériel non tracée est un scénario classique de violation de données à notifier.
NIS2 — la gestion des actifs devient réglementaire. La directive (UE) 2022/2555, dite NIS2, est entrée en vigueur ; sa transposition française, pilotée par l'ANSSI, soumet des milliers d'entités essentielles et importantes à des mesures de gestion des risques cyber incluant explicitement « la gestion des actifs » (article 21.2.i). Difficile de démontrer la maîtrise d'un système d'information dont on ne sait pas dénombrer les composants. Les organisations du secteur financier, particulièrement exposées, trouveront dans notre page services financiers le détail des exigences sectorielles.
Le volet comptable. Le matériel informatique est aussi une immobilisation : amortissement sur la durée réelle d'utilisation (PCG), mises au rebut à comptabiliser (ANC 2022-06) et obligation d'inventaire physique annuelle de l'article L123-12 du Code de commerce. Un seul passage terrain alimente les deux mondes : la DSI et la direction financière. Cette double lecture est un avantage concret : au lieu de financer un inventaire « sécurité » et un inventaire « comptable » distincts, vous mutualisez un unique passage terrain qui sert le RSSI, le DSI et le directeur financier, avec les mêmes clés d'identification et le même rapport d'écarts.
| Cadre | Ce qui est exigé | Apport de l'inventaire physique |
|---|---|---|
| ISO 27001 — A.5.9 | Inventaire exact, à jour, propriétaires désignés | Constat terrain daté, étiqueté, réconcilié et opposable |
| RGPD — art. 30 / 32 | Registre des traitements, sécurité, effacement | Cartographie des supports portant des données personnelles |
| NIS2 — art. 21.2.i | Gestion des actifs, maîtrise du SI | Dénombrement démontrable du parc et de sa surface d'attaque |
| Code de commerce — L123-12 | Inventaire au moins tous les 12 mois | Fichier des immobilisations IT fiabilisé, sorties passées |
Licences, fin de vie et sécurité des données
Gestion des licences logicielles (SAM)
Un parc bien inventorié est la condition de la conformité des licences. Rattacher chaque installation à un poste réel, puis confronter les droits acquis (contrats, abonnements, CALs) aux usages constatés, met au jour deux risques symétriques : la sous-conformité — plus d'installations que de droits, exposition à un audit éditeur et à un redressement — et le gaspillage — des licences payées et jamais utilisées, ou attachées à du matériel disparu. Le constat physique fournit l'ancrage matériel ; vos sources SAM/ITAM fournissent les droits ; le rapprochement transforme un sujet flou en décisions chiffrées. Cette démarche prépare aussi à un audit éditeur : en cas de contrôle, disposer d'un état des installations rattaché au matériel réel et confronté aux droits évite les régularisations à l'aveugle et les achats de licences en panique.
Fin de vie : DEEE et recyclage
Le matériel informatique est un déchet d'équipements électriques et électroniques (DEEE) : sa fin de vie relève d'une filière à responsabilité élargie du producteur, pas de la benne ordinaire. L'inventaire identifie les équipements obsolètes ou hors service et propose leur sortie de manière coordonnée : enlèvement par une filière agréée, bordereau de suivi, et cohérence avec la sortie comptable. Un parc inventorié, c'est aussi un parc dont on connaît le gisement de fin de vie — utile pour piloter le renouvellement comme pour documenter une démarche responsable.
Effacement prouvable des supports
Avant qu'un poste ou un serveur ne quitte l'organisation — cession, don, recyclage —, tout support de stockage doit être effacé de façon prouvable ou détruit. Un disque jeté sans effacement est une violation de données qui attend de se produire. L'inventaire trace le lien entre l'équipement sorti et l'opération d'effacement ou de destruction associée, de sorte que la sécurité des données, la sortie comptable et l'enlèvement DEEE racontent la même histoire — et qu'en cas de contrôle, la preuve existe.
La réconciliation physique × logique × CMDB en pratique
La réconciliation n'est pas une superposition de fichiers, mais un protocole de décision. Chaque équipement constaté sur le terrain et chaque ligne des référentiels sont rapprochés sur une clé commune — étiquette, numéro de série, adresse MAC. Le rapprochement classe alors chaque cas dans l'une des familles d'écart ci-dessous, et à chaque famille correspond une règle : qui décide, qui met à jour quel référentiel, quelle écriture comptable éventuelle.
| Type d'écart | Signification | Décision type |
|---|---|---|
| Présent non référencé | Vu sur le terrain, absent des référentiels | Création en CMDB/ITAM, immobilisation si éligible |
| Référencé introuvable | Au référentiel, jamais vu sur le terrain | Recherche, puis sortie si confirmé disparu |
| Doublon | Même bien décrit par plusieurs lignes | Fusion sur la clé durable, purge des doublons |
| Mal localisé / mal affecté | Présent mais site, salle ou détenteur erronés | Mise à jour de la localisation et de l'affectation |
| Statut périmé | « Actif » alors que sorti, en panne ou en stock | Correction de l'état, sortie ou mise en stock |
Cette discipline est ce qui distingue un inventaire exploitable d'un simple comptage. À la sortie, vous ne recevez pas seulement une liste : vous recevez des référentiels mis à jour, un rapport d'écarts qualifié et opposable, et la traçabilité de chaque décision — de quoi répondre à un auditeur, à un commissaire aux comptes ou à la CNIL sans rien reconstruire.
Datacenters, multi-sites, télétravail : les terrains exigeants
Tous les parcs ne se valent pas. En datacenter, l'enjeu est la précision baie par baie et la corrélation entre l'étiquette physique, le nom d'hôte et la position en rack : un serveur décommissionné mais toujours alimenté est un classique. En environnement multi-sites, la difficulté est la cohérence d'une nomenclature unique et la planification de campagnes par zones, sans interruption. Pour le télétravail et la mobilité, le matériel hors les murs échappe aux scans : nous le traçons par les procédures de prêt et de restitution, et par rapprochement avec les outils MDM/EDR. Dans chacun de ces cas, le constat physique reste le juge de paix — il dit ce qui existe vraiment, là où les outils ne disent que ce qui répond.
Notre méthode en quatre étapes
01
Cadrage et préparation
Définition du périmètre (sites, datacenters, stocks, typologies : postes, serveurs, réseau, mobilité), collecte des référentiels existants (CMDB, exports MDM/EDR, annuaire, fichier des immobilisations), choix de la nomenclature et des clés de rapprochement — numéro de série, adresse MAC, étiquette. Le protocole est validé avec la DSI, le RSSI et la direction financière.
02
Recensement terrain et étiquetage
Nos équipes inventorient salle par salle, baie par baie : numéro de série, modèle, localisation, affectation, état. Chaque actif reçoit une étiquette code-barres ou RFID, identifiant physique durable du parc. La collecte est 100 % digitale et horodatée — bureaux, datacenters, stocks et sites distants compris.
03
Réconciliation physique × logique × CMDB
Croisement multi-sources entre le constat terrain, vos outils de découverte et vos référentiels : présents non référencés, référencés introuvables, doublons, affectations et localisations erronées, écarts avec le fichier comptable. Chaque écart est documenté, qualifié et soumis à une règle de décision.
04
Restitution et gouvernance
Livraison des référentiels fiabilisés (CMDB/outil ITAM, fichier des immobilisations), rapport d'écarts opposable en audit, propositions de sorties comptables, procédures d'entrées, de mouvements et de sorties, et plan d'inventaires tournants — fortement accélérés par le RFID.
Pourquoi CPCON : 30 ans, équipes propres, le physique prouvé
Trois différenciateurs structurent notre valeur. D'abord, le physique prouvé : là où la découverte voit le logique, nos équipes constatent l'existant et rapprochent les trois représentations — c'est le cœur de notre métier, pas une option. Ensuite, 30 ans d'expérience et plus de 4 500 projets, soit plus de 250 millions d'actifs inventoriés et étiquetés : une méthode éprouvée de nomenclature, de rapprochement et de qualification des écarts. Enfin, des équipes propres, formées et encadrées — pas de sous-traitance en cascade : la neutralité vis-à-vis des écarts constatés et la qualité de la collecte en dépendent directement. Le livrable n'est pas un fichier de plus : c'est un référentiel constaté, daté, étiqueté et opposable, conçu pour résister à l'audit.
Ce que l'audit de votre parc vous apporte
- La preuve d'inventaire que vos auditeurs exigent : audit de certification ISO 27001, contrôle CNIL, exigences NIS2, commissaire aux comptes
- Une CMDB et un outil ITAM enfin alignés sur le terrain, avec des clés de rapprochement durables (étiquettes, numéros de série)
- La détection des actifs fantômes et du matériel inconnu de vos outils — angles morts de sécurité autant que de budget
- Des économies mesurables : maintenance et licences payées sur du matériel disparu, achats en doublon, primes et taxes assises sur le réel
- Un fichier des immobilisations informatiques fiabilisé : amortissements justes, mises au rebut enfin comptabilisées
- Des inventaires récurrents accélérés par l'étiquetage RFID — jusqu'à 10 fois plus rapides qu'au code-barres
Pour aller plus loin : nos guides ISO 27001 et le contrôle A.5.9 et ITAM et CMDB : pourquoi votre CMDB ment, notre service d'inventaire physique des immobilisations, la page services financiers, ou découvrez comment l'étiquetage RFID transforme vos inventaires récurrents.
Trois idées reçues qui coûtent cher
« Notre outil de découverte fait déjà l'inventaire. »
Il fait l'inventaire de ce qui est connecté et enrôlé, ce qui est très utile — mais ce n'est pas l'inventaire du parc. Tout ce qui est en stock, débranché, hors domaine, parti en télétravail ou dépourvu d'adresse IP lui échappe ; et il ne solde jamais une sortie. Croire que la découverte suffit, c'est confondre « ce qui répond » avec « ce que je possède ». La valeur d'un constat physique est précisément de combler cet écart, puis de réconcilier les deux.
« Nos équipes peuvent le faire en interne. »
Elles le peuvent ponctuellement, rarement à l'échelle et dans la durée. Un inventaire exhaustif mobilise un volume d'heures, une méthode de nomenclature et une neutralité vis-à-vis des écarts que les équipes internes, occupées par l'exploitation, ne peuvent pas dégager sans abandonner leurs priorités. Externaliser le constat libère la DSI pour décider sur la base d'un référentiel fiable, plutôt que de le construire dans l'urgence d'un audit.
« Un inventaire, c'est une fois pour toutes. »
Un parc dérive dès le lendemain du comptage si rien ne le maintient. C'est pourquoi nous ne livrons pas seulement un état à un instant : nous livrons les procédures d'entrée, de mouvement et de sortie, des clés de rapprochement durables et un plan d'inventaires tournants. L'étiquetage RFID rend ces vérifications récurrentes assez rapides pour être réellement tenues — une salle se revérifie en la traversant.
En somme, l'inventaire des actifs informatiques n'est pas une formalité : c'est l'infrastructure de confiance sur laquelle reposent votre sécurité, votre conformité et votre comptabilité. La découverte voit le logique ; CPCON prouve le physique, rapproche les trois représentations et vous remet un référentiel que vos auditeurs — IT comme financiers — acceptent. C'est la différence entre savoir ce qui répond et savoir ce que l'on possède.
Questions fréquentes
Quelle différence entre votre inventaire physique et un outil de découverte réseau ?
Un outil de découverte (scan réseau, agent, MDM) décrit ce qui est connecté et enrôlé ; il ne voit ni les matériels en stock, ni les équipements débranchés ou hors domaine, ni les écrans et périphériques. Notre inventaire physique constate l'existant sur le terrain, équipement par équipement. Les deux approches se complètent : la réconciliation utilise vos exports d'outils comme source logique, confrontée au constat physique.
Que demande concrètement l'auditeur ISO 27001 au titre du contrôle A.5.9 ?
Un inventaire des informations et autres actifs associés exhaustif, exact, tenu à jour, avec un propriétaire désigné pour chaque actif. En pratique, l'auditeur échantillonne dans les deux sens : il tire des actifs de l'inventaire et va les chercher sur le terrain, puis choisit des équipements en salle et vérifie qu'ils figurent à l'inventaire. Notre livrable est conçu pour cet exercice : constat terrain daté, étiquettes posées, écarts soldés.
Délivrez-vous la certification ISO 27001 ?
Non — la certification est délivrée par un organisme certificateur accrédité, à l'issue de son propre audit. Notre rôle se situe en amont : produire la matière première que cet audit exige, c'est-à-dire un inventaire d'actifs exhaustif constaté sur le terrain, réconcilié avec vos référentiels et documenté. Plus de 30 ans de pratique et plus de 4 500 projets d'inventaire nous permettent de livrer une preuve solide, opposable à l'auditeur.
Le RGPD impose-t-il un inventaire du matériel informatique ?
Pas littéralement, mais il l'exige de fait. Le registre des activités de traitement (article 30) et l'obligation de sécurité (article 32) supposent de savoir sur quels matériels, serveurs et supports les données personnelles circulent — la CNIL recommande d'ailleurs de cartographier ses traitements. Impossible de garantir le chiffrement ou l'effacement d'un disque dont on ignore l'existence : une sortie de matériel non tracée est un scénario classique de violation de données.
Sommes-nous concernés par NIS2, et quel est le lien avec l’inventaire ?
La directive NIS2 est entrée en vigueur et sa transposition française, pilotée par l'ANSSI, soumet des milliers d'entités essentielles et importantes (énergie, transport, santé, numérique, industrie, administrations…) à des mesures de gestion des risques cyber. La gestion des actifs y figure explicitement (article 21.2.i). L'inventaire physique du parc est la première brique démontrable : on ne protège ni ne déclare ce que l'on ne sait pas dénombrer.
Comment traitez-vous le shadow IT et le BYOD dans l’inventaire ?
Le constat physique sur le terrain est précisément l'outil qui révèle le shadow IT : disque dur externe sur un bureau, NAS sous un meuble, point d'accès Wi-Fi non déclaré, serveur « historique » oublié dans un local technique. Nous recensons ces équipements même lorsqu'ils sont absents de la CMDB, puis les rapprochons des sources logiques pour qualifier l'écart. Le BYOD relève d'une autre logique — un terminal personnel n'entre pas à l'inventaire des actifs de l'entreprise — mais l'inventaire documente les points d'accès et passerelles par lesquels ces terminaux atteignent les données, ce qui nourrit directement l'analyse de risque et le registre RGPD.
Inventoriez-vous aussi les logiciels, les licences et les actifs cloud ?
Oui, dans la mesure où ils sont rattachables au matériel inventorié et aux référentiels du client. Le constat physique fournit l'ancrage (quel poste, quel serveur, quel utilisateur) ; les inventaires logiciel et cloud sont ensuite alimentés par vos sources — exports SAM/ITAM, consoles éditeurs, factures de souscription. Nous rapprochons droits acquis et installations constatées pour éclairer la conformité des licences, et nous documentons les ressources cloud (instances, abonnements SaaS) déclarées par vos équipes, sans prétendre qu'un scan terrain « voit » le cloud — il ne le voit pas.
Combien de temps dure un inventaire des actifs informatiques ?
Cela dépend du nombre de sites et d'équipements. À titre indicatif, un siège tertiaire se traite en quelques jours ; un réseau multi-sites ou un parc avec datacenters se planifie en campagne de quelques semaines, zone par zone et sans interruption d'activité. L'étiquetage RFID posé lors de l'inventaire initial divise la durée des campagnes récurrentes par 5 à 10.
Faut-il interrompre l’activité pendant l’inventaire ?
Non. Les passages terrain sont planifiés avec la DSI et les responsables de site, zone par zone, y compris en horaires décalés ou le week-end pour les environnements sensibles (datacenters, salles de marché, production). Le recensement d'un poste de travail prend quelques secondes et n'exige pas de l'éteindre ; les baies se relèvent sans coupure. L'objectif est zéro mobilisation de vos équipes et zéro interruption de service.
Que deviennent les matériels sortis du parc — DEEE, effacement des données ?
L'inventaire identifie les équipements en fin de vie et propose leur sortie. Sur le plan environnemental, le matériel informatique est un déchet d'équipements électriques et électroniques (DEEE) : sa mise au rebut relève d'une filière à responsabilité élargie du producteur et ne peut se faire en déchèterie ordinaire. Sur le plan de la sécurité, tout support (disque, SSD, sauvegarde) doit être effacé de manière prouvable ou détruit avant cession ou recyclage. Nous traçons ces sorties dans le référentiel pour que la mise au rebut comptable, l'effacement des données et l'enlèvement DEEE soient cohérents et documentés.
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